P'tite Graine

19 mai 2010

NEWS NEWS NEWS

Réouverture du blog !

En fait pas tout à fait car la suite se trouve maintenant ici :

42 semaines ou le guide du fœtus voyageur.

Si vous êtes normalement intelligent vous en déduirez que je suis à nouveau enceinte après toute ses années !
Bravo !!!

Je vous attends donc sur mon nouveau blog !

42 semaines ou le guide du fœtus voyageur.

Posté par sayyadina à 13:33 - Commentaires [4] - Permalien [#]


05 octobre 2007

Ouste les préservatifs !

C’est maintenant que tout est à nouveau possible. J’ai eu deux fois mes règles, et on a pu enfin jeter la boite de préservatif à la poubelle.

Nous pouvons à nouveau essayer de devenir parents. Ces deux mois étaient longs, j’avais hâte d’arrêter cette contraception forcée.

Par contre je n’arrive plus à retrouver mon thermomètre dans le déménagement et je ne peux pas prendre du coup ma température pour faire ma courbe, tant pis je vais en racheter un autre.

C’est bizarre, à la fois je suis contente d’avoir plus à utiliser les préservatifs et de me redonner la possibilité d’être enceinte, et à la fois j’ai une terrible peur de tomber enceinte à la fin du mois. Peur de revivre la même expérience de la fausse couche dans quelques mois, peur d’être enceinte, mais aussi peur de ne pas tomber enceinte et d’attendre des mois et des mois…

Que je me fasse ma grande en clamant que tout va bien, il en reste que je ne serais pas autant sereine surtout les premières semaines…mais on en est pas là…et cette angoisse est normale voire saine.

C’est étonnant de ne pas en parler autour de moi et de livrer ces mots ici, face à vous et face à moi-même.

Posté par sayyadina à 16:51 - - Commentaires [9] - Permalien [#]

17 septembre 2007

Retour de couche

C’est plutôt une expression moche, le retour de couche. Ce terme qui s’applique autant à cette étape post-naissance qu’à celle post-fausse couche.

C’est le moment du retour des règles, quand tout à l’intérieur se remet en place, après que l’utérus s’est rétrécit à nouveau.

Il faut attendre après une fausse couche au moins deux cycles avant de retenter l’expérience de la vie. Mais avant cela il faut attendre ce retour de couche. Il est plus ou moins long pour chaque femme, parfois le temps d’un cycle ou moins parfois plus de 40 jours. J’ai eu de la chance j’ai pas attendu trop longtemps.

Oui attendre de pouvoir enfin remettre des serviettes, des couches, attendre le retour des règles. C’est peut être en cela que le terme n’est pas très poétique.

Après avoir pendant plusieurs semaines vérifié avec soulagement qu’il n’y a pas de sang dans la culotte, maintenant faut espérer le contraire.

Attendre d’être à nouveau réglée, c’est un peu attendre d’être à nouveau femme.

 

C’est un peu comme ça que je l’ai vécu.

 

Tant que ce retour de couche n’a pas eu lieu, j’ai eu du mal à me sentir femme. Bizarre la vie, un peu comme si on retombait en enfance dans ce temps où on ne connaît pas les règles.

Puis elles arrivent, et on se dit que ça y est son corps n’est plus celui d’une enfant et qu’on est redevenue femme.

 

Si on m’avait dit qu’à 38 ans je revivrais ce retour à l’adolescence, je me serais bien marrée…

 

Mais je crois que psychologiquement, ça aide de marquer par un événement précis la fin d’un cycle, d’une époque. Redevenir femme, c’est aussi faire enfin le deuil de la perte, de sentir son corps comme avant l’avènement de la grossesse. Tant que ce retour de couche n’a pas eu lieu, je ressentais encore trop l’état de femme enceinte, seins encore gros, douleur au ventre qui a du mal à dégonfler, douleur utérine, puis pas de cycle donc pas de règles donc on se demande si on a pas rêvé, si on est pas encore un tout petit peu enceinte finalement.

Le matin où j’ai découvert que j’avais mes règles, plus aucun doute n’est permis, ça fait mal au départ de se dire voilà c’est vraiment fini, mais c’est un soulagement aussi de se dire que son corps a fait le deuil et qu’il est temps que son esprit fasse de même.

Allez on avance, on est de nouveau femme donc fertile, on attend encore un cycle puis on jette cette boite de préservatif à la poubelle.

 

Une expression moche pour une signification finalement très belle : redevenir femme !

Posté par sayyadina à 10:36 - - Commentaires [3] - Permalien [#]

15 septembre 2007

J’avais envie de vous dire…merci

Je reviens après un temps qui a été nécessaire afin de mettre un peu de distance entre moi et moi-même.

Le temps d’avaler la couleuvre comme on dit, de redevenir moi-même. Non pas que j’ai été dépressive, je n’ai même pas pleuré (juste un peu), mais il faut du temps pour admettre, et puis pour poursuivre.

J’ai apprécié vos mots, j’avais envie de vous répondre à tous individuellement, j’en ai pas eu le courage je m’en excuse mais vos messages m’ont touché, m’ont ému, m’ont fait plaisir, chaud au cœur.

Vous avez été (entre autre) mes pansements, le médicament dont j’avais besoin et je vous en remercie chaleureusement.

Je ne suis pas passée lire vos blogs, je n’en avait pas le courage mais je vais venir maintenant j’ai tourné la page.

Je vais continuer ce blog, continuer à essayer et vous y raconter ces expériences avant la prochaine bonne nouvelle qui viendra, j’y crois, on y croit.

Alors voilà je tenais dans un premier temps à vous remercier chaleureusement, on se connaît pas réellement (sauf pour quelques uns) mais votre sympathie et votre écoute à crée un lien entre nous qui ne peut se briser.

Je continuerai donc à vous compter mon histoire, avec mes mots, ma dérision et mon humour que rien n’entachera, je ne les ai pas retrouvé, je les avait juste enfouis quelques temps.

Merci donc et à très bientôt !

Posté par sayyadina à 16:47 - - Commentaires [5] - Permalien [#]

12 août 2007

Reprendre le chemin

J'ai mis longtemps à écrire ces lignes, comme j'avais mis longtemps à écrire après l'annonce de la grossesse de Sayyadina. Je dois d'abord ressentir, intégrer, digérer avant d'exprimer. Cà peut prendre du temps, surtout par rapport à un événement important de ma vie.

Sayyadina a fait une fausse couche (même le mot a mis du temps à franchir mes lèvres) : nos espoirs, nos rêves immenses sont reportés, pas annihilés. Le coup est rude, pour moi mais surtout pour elle. Une femme ressent cela bien plus intimement qu'un homme, et n'oublie jamais.

Je n'oublierai jamais non plus. Mes coups de blues et mes pleurs, je préfère les taire et me concentrer sur la beauté de notre couple, sur la grâce de ma compagne, sur son moral, sur l'enfant que nous aurons bientôt.

Oui, nous allons essayer à nouveau (rassurez-vous, Mesdames, je ne suis pas une brute et nous attendrons le temps nécessaire pour reprendre notre quête).

"Ce qui ne tue pas rend plus fort" disait Nietszche. Je crois sincèrement que Sayyadina et moi, que notre couple, sortent renforcés de cet accident.

Merci infiniment pour tous vos témoignages de sympathie, d'affection, d'amour même.

A bientôt pour la suite...

Posté par mezcal à 09:02 - - Commentaires [7] - Permalien [#]


04 août 2007

Ça sera pour une autre fois…

Mercredi après-midi
 

Douleur,

Une tache de sang dans ma culotte, minime, légère,

La journée passe sans trop d’inquiétude, pas de sang,


Mercredi soir


Une tache de sang, plus importante, à peine rosée, de la taille d’une pièce de monnaie,

Appel hôpital, on me dit d’attendre, de venir dans la nuit si ça va mal,

On réfléchit, j’habite trop loin pour prendre la voiture, trop loin pour attendre,

Tant pis, appel de l’ambulance,

Trajet pluvieux, un bel arc en ciel, je croise les doigts pour un bon présage (ça marche jamais ces conneries…)

Arrivée à l’hôpital, échographie, verdict sans appel : l’embryon a cessé de se développer à 1,7 cm (début de 7e semaine de grossesse), j’entend à peine ce qu’il me dit, je comprend plus le français, hélas si…

On m’explique que je vais rester là cette nuit, que demain on me fera un curetage que c’est plus prudent, on me laisse seule dans une pièce sombre, longtemps, longtemps, longtemps…

Téléphone à mon amour, sa voix se brise, je suis brisée, j’ai envie de fumer une cigarette, de fuir, de rebrousser le temps, une sage femme passe, tente de me rassurer « vous en aurez un autre » j’ai envie de lui demander « je peux en acheter un tout de suite pour remplacer ? », je me retient, mon humour est toujours en vie même à ce moment là, j’ai honte je devrais pleurer…

On me trouve enfin un lit après des minutes qui ont duré des heures, ma compagne de chambrée heureusement n’est pas enceinte elle attend une opération de l’utérus, on doit lui enlever, j’entend des bébés au loin, je sors dans le couloir téléphoner, je croise une jeune maman et son bébé qui me fait un grand sourire complice, j’ai envie de vomir, je sors fumer une cigarette (ou deux…)

J’essaye de dormir, je me réveille en pleur, j’ai fais un cauchemar (j’ai rêvé que je courrais dans l’hôpital et qu’il n’y avait personne, au bout de plusieurs kilomètres, je trouve un docteur, je lui demande mais pourquoi je suis là et il m’annonce la perte de mon bébé, je m’effondre en larme et me réveille…)

 

Jeudi matin

 

Je suis en colère, je ne vois personne, je ne sais même pas quand je suis opérée, quand je sors,

On vient me dire que je ne serais pas opéré avant l’après midi, alors que je ne peux ni boire ni manger depuis minuit, une femme passe pour les papiers administratifs, elle me dit que je suis ici pour un suivi de grossesse, j’explose ma colère, elle repart penaude,

Vers 10 heures, un brancardier arrive et m’annonce que l’on part en salle, j’ai même pas le temps d’appeler mon amour, ni de faire pipi, je me demande si je vais leur pisser dessus quand ils m’auront endormi,

L’anesthésiste me fait mal en m’enfonçant l’aiguille dans la main, je sens que je pars, c’est flippant d’habitude je sens à peine l’aiguille, ça dure des secondes qui durent des minutes…

Réveil, c’est fini, tout s’est bien passé, ça me fait une belle jambe, mais bon vaut mieux ça que…

J’ai faim, me faudra attendre jusqu'à 14 h, mon amour arrivera aussi vers cette heure, j’ai hâte de le voir,

 

Jeudi après-midi

 

Vers 16 heures on m’annonce que je sors, j’ai hâte, je supporte plus cet endroit, un VHL (véhicule léger hospitalier) vient me chercher, le conducteur est marrant, il drague toutes les filles que l’on croise, il matte tout ce qui bouge en faisant des commentaires, il m’arrache un sourire,

Retour à la maison, enfin, entière moins un, mais au moins à la maison,

 

Plus tard

 

Je ne sais pas encore ce que je vais faire de ce blog, peut-être j’aurais envie d’écrire sur cette fausse couche, dans les semaines à venir. Je ne le ferme pas encore, écrire sur cette aventure me fait du bien, autant continuer à me faire du bien quelques semaines encore…

Puis j’ai espoir de pouvoir revenir vite pour un deuxième essai, peut-être pour vous raconter mon attente, mes courbes de température, le résultat mois par mois de mes règles…et un jour que j’espère rapide remettre une photo d’un test positif.

 

Bref, je ne sais pas trop encore…on verra au grès de l’envie d’écrire, je ne forcerais rien…

Merci de m'avoir lu et de m'avoir accompagner toutes ses semaines...

 

Posté par sayyadina à 08:18 - - Commentaires [14] - Permalien [#]

27 juillet 2007

Long distance calling

Mon amour merveilleux angoisse et se prend la tête
Ma fée aux seins gonflés s'exalte ou désespère
Ma magicienne impatiente est toujours prête
A Googler les pires choses de l'Univers.

Et moi je suis loin d'elle à occuper mes jours
A attendre les courts moments où je ne serai
Pas qu'une voix qui parle à mon amour
Trop peu et trop loin de notre havre de paix ;

Une paix qui laisse ma douce en plan
Chaque fois que le flip survient
Sans qu'elle puisse compter sur moi

Pour câliner et calmer le désarroi
Qui la saisit, inopportun,
Et que je devrais chasser très loin devant.

Posté par mezcal à 12:06 - - Commentaires [4] - Permalien [#]

Les mots de la grossesse

Après les maux, passons aux mots !

Il y a un vocabulaire spécifique à la grossesse, un vocabulaire technique, complexe, voire mathématique.

Qui comprend bien les règles de calcul ? Pourquoi à la même date d’aménorrhée, 5 sites Internet différents vont vous donner 5 dates différentes (du 24 février au 2 mars pour moi) ?

Certains vont parler en semaine d’aménorrhée (SA pour les intimes) d’autres en semaine de grossesse (SG pour les intimes) histoire de bien vous embrouiller, mais pire encore, certains vont dire 9 semaines (SA) + 5 jours alors que d’autres vous diront 10 SA (puisque entamée)…voyez même moi j’ai du mal à vous expliquer…

Ont-ils oublié que le femme enceinte devient un être stupide sans neurone (oui parait que ça fait parti des symptômes, on devient neuneu…) ?

Normal avec toutes les abréviations qui au lieu de nous aider embrouille notre pauvre tête de blonde.

La DPA, c’est pas la déprime post accouchement mais la date prévisible d’accouchement, faut mieux être au courrant si on ne veut pas être ridicule en disant : « j’ai peur de faire une DPA »

Je ne parle même pas de tout le vocabulaire médical, de l’éclampsie, de l’embolie amniotique, de l’épisiotomie, des hétérozygotes etc…non, je ne vous en parle pas j’ai dit !

Il y en a d’autres qu’on retient forcément : placenta, utérus rétroversé (grrr), péridurale (faut mieux s’en souvenir quand on sera assailli par les douleurs, c’est d’ailleurs le seul mot à se souvenir pendant l’accouchement), gonadotrophine chorionique (hormone gonadotrophe ou HCG : très utile pour savoir si on est enceinte).

Il y en a d’autres qui m’effrayent un peu comme gravidique (qui a rapport à la grossesse) ça fait sérieux, un mélange de grave et de véridique, il y aussi primapare (première grossesse) et multipare (femme qui a déjà eu des enfants) mais aussi ovipare (mais cela concerne plus les crocodiles), je trouve que machinpare démystifie la femme, la traite comme un mammifère femelle, ni plus ni moins, bref, j’aime pas trop ça me fait penser à un serpent.

Il y aussi la parturiente (nom donné à la femme enceinte) qui nous évite de dire en bonne société, je suis engrossée, pleine, j’ai un polichinelle dans le tiroir, avoir la cuillère dans la tasse et autres vulgarités, il faut dire : « je suis une parturiente », autre version « en tant que parturiente, j’ai le privilège de vous mettre mon poing dans la gueule si vous ne laissez pas votre place », ça en jette, non ?

Bref, du coup les femmes enceintes, qui n’utilisent jamais ce vocabulaire (on se demande du coup à quoi il sert vraiment) s’en inventent un autre, plus proche de leur état végétatif, plus proche du degrés 0 neuronal, du langage enfantin, c’est pour s’entraîner à gagatiser ou bébétiser.

On trouve ce langage divertissant dans les fameux forums de femme enceinte (ceux qui m’ont me font déprimer mais que je vais lire quand même par pur masochisme et parce que finalement ces filles sont attachantes).

Ça donne ça : gygy (pour gynécologue), juju (pour jumeaux), bb (pour bébé avec comme variante bb1, bb2, bb3 etc…au début je croyais qu’on parlait de Brigitte Bardot tant le diminutif n’apporte pas grand-chose au mot bébé), binomette (binôme de deux parturientes dont la DPA est proche qui font se suivre pendant toute la grossesse), puis bien sur les noms des mois pour l’accouchement, je suis une févriette, voire une marsette (j’aurais préféré martienne)…bref, j’en oublie beaucoup mais c’est la faute aux neurones, euh, aux hormones…

cigarette : toujours deux/jour

Posté par sayyadina à 10:01 - - Commentaires [4] - Permalien [#]

25 juillet 2007

La peur de la FC

Je crois qu’on y passe toute, surtout dans les 3 premiers mois, à cette peur sournoise qui se cache derrière un recoin de notre cerveau et se réveille sans qu’on y pense.

On prononce pas le mot, il est comme maudit, entre femme enceinte, on se dit :

- « tu y penses, toi ? »

- « a quoi ? »

- « tu sais bien ?! »

- « euh, non, je vois pas… »

- « mais siiiii, la FC ! »

- « ahhh ! euh, ben oui parfois »

Au début, on sait à peine que cela existe, on se refuse de regarder plus loin, les livres et sites qui en parlent, on se dit que ça doit pas être si fréquent que cela.

Puis tout le monde nous fait des allusions à la chose, du gynéco aux amis qui nous reproche d’avoir parler de cette grossesse, avant les 3 mois fatidiques.

Puis les livres, les sites, tout nous y ramène, alors on se renseigne, on se rend compte que 20% des grossesses se terminent malheureusement par une FC, on est effrayé par le chiffre.

On se met donc à guetter les symptômes : pertes de sang, pertes brunes, on se rassure, pas une goutte de sang en deux mois, ouf, on y échappe !

Puis on doute, on lit que certaines l’apprennent lors de la première écho, elles n’avaient pas de pertes sanguines, alors on reprend les recherches, on apprend que la perte des symptômes de grossesse peut signifier la mort du fœtus.

On lit dans les forums des févriettes, des messages d’adieu, de celles qui partent car le verdict est tombé, on les rassure « ça sera pour une prochaine fois » mais on angoisse, les 20% deviennent réels, ils portent les noms des filles qui quittent malgré elles les forums de grossesse.

Alors on devient parano, on s’imagine ne plus être enceinte parce qu’on ne vomit pas, qu’on a moins mal au ventre qu’au début, on se demande si c’est normal.

On se regarde dans la glace, on vérifie qu’on a toujours du ventre malgré la balance dont l’aiguille varie pas (qui même diminue, j’ai perdu 500 grammes depuis le début de la grossesse).

Puis on est content d’avoir son deuxième rendez-vous avec sa gynéco qui pour une fois vous palpe, mais vous annonce qu’elle ne peut rien sentir car votre utérus est retroversé.

Rhaaaa…la sale insulte, comment ça rien sentir, pffff…voilà une nouvelle qui ne calme pas vos doutes.

Donc, on reprend ses angoisses et on se palpe les seins pour vérifier qu’ils sont bien dur et douloureux, ils le sont tout va bien mais surtout le soir, le matin ils font pas trop mal, serais-je enceinte à mi-temps que le soir ?

Donc comme un tic, on se palpe les seins tout le temps : là j’ai mal, là j’ai moins mal ! Comment ça moins mal, on repalpe, ah si quand même…

On est attentif à la moindre douleur, fatigue, bref…au lieu de se réjouir de ne point être malade, voilà qu’on aimerait avoir la nausée histoire de bien sentir qu’il est toujours bien là bien accroché…

On n’est jamais contente, normal puisque on est enceinte…les hormones, non ?

On se dit qu’après tout c’est humain, et que la loi de la sélection naturelle opère en rejetant les moins viables, on y peut rien, c’est dans l’ordre des choses comme disent les vieux, alors on prend son mal en patience et on se dit qu’il ne reste que 15 jours avant l’échographie…

Cigarettes : j'ai moins compté (aie aie aie) mais je pense avoir un rythme de 2 par jours en moyenne...

Posté par sayyadina à 19:06 - - Commentaires [9] - Permalien [#]

19 juillet 2007

Un petit nid

Depuis que je connais Sayya, beaucoup de choses ont changé. Moi qui me laissait porter, passif, par l'air du temps, je me suis mis à construire, à prévoir, et cela à deux, ce qui est encore mieux.

D'abord je l'ai rejointe fin 2005 dans le Sud-Ouest (d'où le gros bidon...) pour que nous soyions un vrai couple. Puis nous avons décidé en commun de "mettre en chantier" un bébé.

A partir de  ce moment-là, nous avons anticipé plein de choses et pris des décisions d'importance.

Devant nous rendre très fréquemment à Paris pour le boulot (moi tous les jours d'ailleurs), nous avons décidé de déménager au 1er septembre prochain pour un lieu plus proche et desservi par le TGV : la région de Tours. Pour ma part, j'ai également programmé de mettre fin à ma mission à Paris en 2009, pour pouvoir me consacrer à ma petite fée et au bébé.

Cela ne fait pas rire mon responsable qui, semble-t-il, a grand besoin de moi, mais la famille d'abord...

Tout cela était décidé, programmé depuis longtemps quand la merveilleuse nouvelle de la grossesse de Sayya nous a illuminés un dimanche matin, alors que l'impatience et le doute nous rendaient toujours plus tristes tous les 28 jours, quand revenaient ces foutues règles...

Et, ce matin, j'ai signé un bail de location pour une maison vaste, lumineuse, avec un bout de jardin, dans un quartier calme de St Pierre des Corps, tout près de la gare TGV...

La chambre pour Bébé est grande, orientée plein sud, avec un grand rangement pour tous les habits et les jouets que nous lui achèterons.

Sayya n'a pas encore vu la maison, mais j'espère qu'elle appréciera comme moi le cadre où notre petit oisillon déploiera ses ailes...

Le seul truc un peu gênant, c'est que nous serons des Corpopétrussiens (habitants de St Pierre des Corps)... Mais je ne pense pas que cela soit classé dans la liste des handicaps reconnus par la médecine...

Posté par mezcal à 18:26 - - Commentaires [2] - Permalien [#]